Végétation atypique, faune exceptionnelle, vue à couper le souffle : le terril des Argales est un lieu magique. On s’y balade toute l’année. Aux beaux jours, on y croise même des chèvres.

Depuis le campanile qui surplombe le terril des Argales, le regard se perd à l’horizon. Pour aider la lecture du paysage, une fresque à 360° tapisse la coupole. Eglise d’Aniche, Centre Historique Minier de Lewarde, briqueterie de Vred, centrale thermique d’Hornaing. « Dans le fond, on devine même les terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle, ajoute François-Christophe Pezin. Je ne me lasserai jamais de ce point de vue. » Pourtant, s’il y en a bien un qui a arpenté les versants de cette ancienne décharge de stériles à ciel ouvert, c’est bien lui. « Mais les temps ont changé », souligne le directeur de l’Office du tourisme de Rieulay. Les pôles se sont même inversés.

Hier associé au travail éreintant, ce petit village de 1400 âmes est aujourd’hui tourné vers les loisirs de plein air. Chiffres à l’appui. Chaque année les 140 hectares de schiste attirent 150 000 visiteurs. Principalement des randonneurs venus s’oxygéner dans ce poumon vert colonisé par des milliers de bouleaux. Chemin faisant, ils croiseront aussi des plantes venues de loin comme le Séneçon du Cap ou le Millepertuis à feuilles perforées qui semblent « apprécier la chaleur du sol », comme le rappelle F-C. Pezin. La faune, elle aussi, est déroutante. Toutes espèces confondues. Le lézard des murailles, le cygne tuberculé, le grèbe huppé, la foulque macroule et le crapaud calamite devenu l’emblème du site ont fait leur ce territoire de roselières. Plus récemment une nouvelle espèce est apparue dans la steppe : la chèvre poitevine. L’été, les randonneurs peuvent même vivre leur improbable transhumance en compagnie de Julien, jeune pâtre à l’initiative des Chevrettes du terril (cf encadré).

Les férus de deux roues peuvent quant à eux opter pour la version vélo, électrique ou classique, au choix. Dans ce cas précis, le terril peut être soit la destination, soit le point de départ de circuits plus longs. Eux aussi, pleins de promesses.  

Chouette, des biquettes ! 

Au retour des beaux jours, les chèvres de Julien Graf jouent un rôle majeur dans la gestion de la végétation. En effet, leur présence évite que les broussailles n’envahissent le plateau du terril. Rustique, la chèvre poitevine est parfaitement à l’aise dans nos latitudes. Le troupeau est constitué d’une cinquantaine de têtes majoritairement nées en 2015. Toutes portent un nom commençant par la lettre J : Joséphine, J’y crois, July, Juanita… Après avoir descendu le terril en compagnie du troupeau, les randonneurs découvrent la chèvrerie et peuvent acheter des produits bio à base de lait de chèvre. Des crottins, de la faisselle ou encore du fromage blanc. De quoi reprendre des forces pour remonter le terril.

Baladez-vous, d’avril à octobre :

  • Le 3ème samedi du mois : randonnée commentée sur le terril des Argales. Gratuit.
  • ​Le dernier samedi du mois : randonnée mixte comprenant l’ascension guidée du terril suivie de la descente accompagnée des chèvres. Durée : 2 h 30. Tarifs : 6,50 €/3 € (-10 ans)
  • ​Visites guidées à vélo électrique (10 € par pers). Deux parcours :
           - Circuit minier, à la découverte d’un patrimoine d’exception : Pecquencourt et Montigny-en-Ostrevent au cœur des cités minières inscrites au patrimoine mondial Unesco.
    - Circuit nature, à la conquête d’espaces remarquables : découverte des tourbières de Vred et de Marchiennes, balade le long du chemin de halage de la Scarpe, retour à travers champs au sein du Parc Naturel Régional.
  • ​Location VTC : 5 € la demi-journée / 10 € la journée.

Informations et réservations, Office de tourisme de Rieulay, 42, rue Lanoy – 59 870 Rieulay. Tél. : 03 27 86 03 64 et sur www.office-de-tourisme-rieulay.frwww.bassinminieravelo.fr 
Crédit photo : Pidz / www.pidz.com